Fédération de l'Isère

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ECOLPA VIVRA

le 06 January 2017

ECOLPA VIVRA

Après des mois de luttes sur le terrain judiciaire les salariés d’ECOPLA se sont heurtés à l’absurdité de la logique du tribunal de commerce qui a tranché en faveur du repreneur italien CUKI COFRESCO. Le projet de SCOP porté par les salariés, qui préservait l’activité du site et les emplois, a été sacrifié au bénéfice d’un remboursement immédiat de la dette sociale. La collusion d’intérêt entre la multinationale et les négligences opportunes du ministère public ont eu raison des appels répétés au bon sens. C’est une décision de court terme qui refuse de prendre en compte le coût économique et social supporté par la collectivité et provoqué par la disparition d’une activité industrielle et de dizaines d’emplois dans une vallée déjà lourdement impactée par la désindustrialisation.

Mais les ECOPLA ne manquent pas d’énergie : forts de la dynamique de lutte qui accélère la prise de conscience de la contradiction entre le coût du capital et leur force de travail, ils ont aussitôt déplacé l’enjeu sur le terrain politique en élaborant une proposition de loi qui obligerait le mandataire judiciaire à examiner au même niveau une offre de reprise d’activité et un plan de cession d’actifs. Une évolution légale qui, bien qu’à un niveau différent, irait dans le même sens qu’un droit de préemption des salariés.

Toujours dans la suite du développement de leur lutte, ils ont reçu le 14 décembre dernier le soutien d’une assemblée constituante de près d’un millier de personnes. Au cours de cette réunion des figures emblématiques du mouvement social comme Charles Piaget (LIP), les FRALIB (1336), accompagnés de l’économiste F. Lordon, du journaliste F. Ruffin et de la CGT les ont encouragés à poursuivre leur combat. Chaque participant s’est engagé à converger sur le site de ST Vincent de Mercuze le 14 janvier à 14h pour réclamer la reprise de l’activité par les salariés d’ECOPLASCOP, y compris par l’occupation du site si la situation n’évolue pas favorablement dans l’intervalle.

Mais le combat a franchi une nouvelle étape quelques jours après, le mardi 20 décembre, avec la tentative de coup de force de CUKI qui envoyait au petit matin 2 camions immatriculés en Italie pour amorcer le déménagement des matériels et faire main basse sur la liste des clients. C’était sans compter sur la vigilance citoyenne du voisinage qui alertait les salariés et le réseau de sympathisants, sur le qui-vive depuis l’assemblée du 14/12. Aussitôt plusieurs centaines de militants, dont plusieurs élus, se sont rassemblés sur le site pour entraver l’opération du repreneur. A 17h avait lieu la 1ère assemblée générale qui plaçait l’usine sous protection des salariés.

Des piquets de vigilance se sont constitués spontanément et un camp s’est organisé devant le portail avec les barnums de la CGT, deux braséros et le soutien des riverains et commerçants : boulangerie, boisson, bois de chauffage, toilettes sèches, etc…un mouvement de solidarité efficace et déterminé. « Ni le froid, ni la violence du capitalisme, ni l’indifférence du gouvernement n’aura de pouvoir sur la détermination de ceux et celles qui luttent avec les salarié-e-s d’ECOPLA : villageois, élus locaux, travailleurs du Grésivaudan et d’ailleurs, syndicalistes, militants politiques, associatifs, étudiants, retraités….Première nuit autour des braseros. » (CGT)

Le lendemain, après la déclaration d’un huissier de justice de quitter les lieux, les forces de police ont menacé en vain de disperser le mouvement. Une seconde assemblée générale a pris la décision de reconduire le « piquet de protection » lors d’une seconde nuit autour des braseros. Durant ces longues heures de veille, dans une atmosphère joyeuse et combative, des militants d’origines diverses (Jeunes de Nuit debout, syndicalistes, militant(e)s politiques, riverains, élu(e)s,…) échangeaient passionnément et respectueusement sur les débouchés politiques à mettre en œuvre pour changer une société dominée par un capitalisme néolibéral et financiarisé, méprisant les droits les plus élémentaires à une existence digne : travailler, se soigner, s’éduquer, se cultiver, se reposer, vivre de rencontres et de paix.

Le Jeudi 22 décembre, malgré une seconde demande de quitter les lieux proférée par un autre huissier, le rapport de force était sensiblement modifié. En effet, l’un des premiers résultats de la mobilisation fut la proposition d’une rencontre tripartite à Bercy entre le ministère, CUKI et les salarié-e-s d’ECOPLA. Cette réunion était demandée depuis plus de 2 mois par les salarié-e-s. « C’est bien la mobilisation, la détermination qui a permis cette première rencontre. Le Ministère s’est engagé à garantir le maintien de l’outil de production jusqu’à cette date du 10 janvier. »(CGT)

Une troisième Assemblée Générale s’est tenue sur le site : en contrepartie de cette proposition de rendez-vous, la décision de laisser les travailleurs envoyés par Cuki entrer dans l’usine est adoptée, avec la même condition impérative : aucun enlèvement de machine.

La quatrième assemblée Générale en fin de journée a réuni de nouveau plusieurs centaines de personnes et a décidé de maintenir une vigilance jusqu’à la tenue d’une autre assemblée Générale le 2 janvier à 18h. A ce moment-là nous devions décider ensemble des suites de la mobilisation : piquet de surveillance, manif, tractages… renforcement des commissions de travail décidé sur le piquet initial.

Dans l’intervalle, une dernière réunion des salariés le jeudi 29 décembre, constatant le respect de la « trève des confiseurs » et réaffirmant la vigilance citoyenne a différé l’assemblée générale du 2 janvier au samedi 14, qui reste le rendez-vous majeur au cours duquel seront décidées les formes de la mobilisation en fonction des résultats de la réunion tripartite du 10 janvier. « Une lutte, un combat, une expérience du processus démocratique, le respect des autres et avant tout de l’avis des salarié-e-s d’Ecopla : c’est ce que nous avons vécu ensemble et que nous vous proposons de continuer ensemble. » (CGT)

Fresque des résistants à Grenoble : Les communistes une fois de plus effacés de la mémoire !

Fresque des résistants à Grenoble : Les communistes une fois de plus effacés de la mémoire !

le 30 juin 2016

Nous avons appris par la presse qu'une « fresque des résistants » a été inaugurée ce samedi 25 juin au Musée départementale de la Résistance et de la Déportation, à Grenoble.

Nous regrettons vivement que le Parti Communiste n'ait pas été associé, ni même invité à cette initiative. Nous déplorons encore plus qu'une nouvelle fois, le choix des personnalités représentées sur ce mur écarte délibérément les résistants communistes, reprenant simplement les 5 résistants entrés au Panthéon.

L'année dernière, lors du transfert dans le lieu de mémoire des grandes figures nationales de quatre personnalités de la résistance, nombre de personnes s'étaient déjà émues de cet ostracisme visant la formation politique qui a le plus donné, en engagement et en vies humaines, au combat contre la barbarie nazie.

Dans notre région, particulièrement, cette résistance plurielle a façonné le paysage politique au sortir de la deuxième guerre mondiale : ainsi, les principales villes de notre agglomération ont eu des Maires communistes anciens résistants : Raymond Perinetti à Grenoble, Fernand Texier et Etienne Grappe à Saint-Martin-d'Hères, Léon Pinel et Louis Maisonnat à Fontaine, Georges Kioulou à Échirolles. En outre, de nombreuses rues de nos villes témoignent du prix payé par la résistance communiste dans notre région.

Nous apprécions beaucoup le Musée départemental de la résistance et de la déportation, notamment pour son travail de mise en lumière de l'action des nombreux résistants locaux, illustres ou inconnus. Il nous semble d'ailleurs qu'il aurait été judicieux que la fresque honore ceux-ci.

Le Parti Communiste Français n'a aucune intention de « capter » pour lui l'héritage de la résistance. Mais il est insupportable qu'il en soit régulièrement et de plus en plus ouvertement effacé, au moment où le socle de progrès social issu du programme du Conseil National de la Résistance est méthodiquement dépecé par les gouvernements successifs.

Comme nous l'avons vu dans la presse, l'artiste lui-même s'est dit dérangé par ce choix. C'est tout à son honneur.

Le Parti Communiste Français continue, quant à lui, à œuvrer, pour honorer la mémoire d'une résistance plurielle. Plurielle dans la diversité des engagements de ces femmes et ces hommes, plurielle aussi dans les origines de cette armée des ombres qui comprenait en son sein de très nombreux « étrangers » qui avaient à cœur de défendre les idéaux républicains de la France.

Les petites manœuvres politiciennes ne sauraient falsifier l'histoire.

Fait à Grenoble, le 29 juin 2016

Débat : Quel pôle public pour l'énergie ?

le 16 mars 2016

Débat : Quel pôle public pour l'énergie ?

ECOLPA VIVRA

le 06 January 2017

ECOLPA VIVRA

Après des mois de luttes sur le terrain judiciaire les salariés d’ECOPLA se sont heurtés à l’absurdité de la logique du tribunal de commerce qui a tranché en faveur du repreneur italien CUKI COFRESCO. Le projet de SCOP porté par les salariés, qui préservait l’activité du site et les emplois, a été sacrifié au bénéfice d’un remboursement immédiat de la dette sociale. La collusion d’intérêt entre la multinationale et les négligences opportunes du ministère public ont eu raison des appels répétés au bon sens. C’est une décision de court terme qui refuse de prendre en compte le coût économique et social supporté par la collectivité et provoqué par la disparition d’une activité industrielle et de dizaines d’emplois dans une vallée déjà lourdement impactée par la désindustrialisation.

Mais les ECOPLA ne manquent pas d’énergie : forts de la dynamique de lutte qui accélère la prise de conscience de la contradiction entre le coût du capital et leur force de travail, ils ont aussitôt déplacé l’enjeu sur le terrain politique en élaborant une proposition de loi qui obligerait le mandataire judiciaire à examiner au même niveau une offre de reprise d’activité et un plan de cession d’actifs. Une évolution légale qui, bien qu’à un niveau différent, irait dans le même sens qu’un droit de préemption des salariés.

Toujours dans la suite du développement de leur lutte, ils ont reçu le 14 décembre dernier le soutien d’une assemblée constituante de près d’un millier de personnes. Au cours de cette réunion des figures emblématiques du mouvement social comme Charles Piaget (LIP), les FRALIB (1336), accompagnés de l’économiste F. Lordon, du journaliste F. Ruffin et de la CGT les ont encouragés à poursuivre leur combat. Chaque participant s’est engagé à converger sur le site de ST Vincent de Mercuze le 14 janvier à 14h pour réclamer la reprise de l’activité par les salariés d’ECOPLASCOP, y compris par l’occupation du site si la situation n’évolue pas favorablement dans l’intervalle.

Mais le combat a franchi une nouvelle étape quelques jours après, le mardi 20 décembre, avec la tentative de coup de force de CUKI qui envoyait au petit matin 2 camions immatriculés en Italie pour amorcer le déménagement des matériels et faire main basse sur la liste des clients. C’était sans compter sur la vigilance citoyenne du voisinage qui alertait les salariés et le réseau de sympathisants, sur le qui-vive depuis l’assemblée du 14/12. Aussitôt plusieurs centaines de militants, dont plusieurs élus, se sont rassemblés sur le site pour entraver l’opération du repreneur. A 17h avait lieu la 1ère assemblée générale qui plaçait l’usine sous protection des salariés.

Des piquets de vigilance se sont constitués spontanément et un camp s’est organisé devant le portail avec les barnums de la CGT, deux braséros et le soutien des riverains et commerçants : boulangerie, boisson, bois de chauffage, toilettes sèches, etc…un mouvement de solidarité efficace et déterminé. « Ni le froid, ni la violence du capitalisme, ni l’indifférence du gouvernement n’aura de pouvoir sur la détermination de ceux et celles qui luttent avec les salarié-e-s d’ECOPLA : villageois, élus locaux, travailleurs du Grésivaudan et d’ailleurs, syndicalistes, militants politiques, associatifs, étudiants, retraités….Première nuit autour des braseros. » (CGT)

Le lendemain, après la déclaration d’un huissier de justice de quitter les lieux, les forces de police ont menacé en vain de disperser le mouvement. Une seconde assemblée générale a pris la décision de reconduire le « piquet de protection » lors d’une seconde nuit autour des braseros. Durant ces longues heures de veille, dans une atmosphère joyeuse et combative, des militants d’origines diverses (Jeunes de Nuit debout, syndicalistes, militant(e)s politiques, riverains, élu(e)s,…) échangeaient passionnément et respectueusement sur les débouchés politiques à mettre en œuvre pour changer une société dominée par un capitalisme néolibéral et financiarisé, méprisant les droits les plus élémentaires à une existence digne : travailler, se soigner, s’éduquer, se cultiver, se reposer, vivre de rencontres et de paix.

Le Jeudi 22 décembre, malgré une seconde demande de quitter les lieux proférée par un autre huissier, le rapport de force était sensiblement modifié. En effet, l’un des premiers résultats de la mobilisation fut la proposition d’une rencontre tripartite à Bercy entre le ministère, CUKI et les salarié-e-s d’ECOPLA. Cette réunion était demandée depuis plus de 2 mois par les salarié-e-s. « C’est bien la mobilisation, la détermination qui a permis cette première rencontre. Le Ministère s’est engagé à garantir le maintien de l’outil de production jusqu’à cette date du 10 janvier. »(CGT)

Une troisième Assemblée Générale s’est tenue sur le site : en contrepartie de cette proposition de rendez-vous, la décision de laisser les travailleurs envoyés par Cuki entrer dans l’usine est adoptée, avec la même condition impérative : aucun enlèvement de machine.

La quatrième assemblée Générale en fin de journée a réuni de nouveau plusieurs centaines de personnes et a décidé de maintenir une vigilance jusqu’à la tenue d’une autre assemblée Générale le 2 janvier à 18h. A ce moment-là nous devions décider ensemble des suites de la mobilisation : piquet de surveillance, manif, tractages… renforcement des commissions de travail décidé sur le piquet initial.

Dans l’intervalle, une dernière réunion des salariés le jeudi 29 décembre, constatant le respect de la « trève des confiseurs » et réaffirmant la vigilance citoyenne a différé l’assemblée générale du 2 janvier au samedi 14, qui reste le rendez-vous majeur au cours duquel seront décidées les formes de la mobilisation en fonction des résultats de la réunion tripartite du 10 janvier. « Une lutte, un combat, une expérience du processus démocratique, le respect des autres et avant tout de l’avis des salarié-e-s d’Ecopla : c’est ce que nous avons vécu ensemble et que nous vous proposons de continuer ensemble. » (CGT)

 
 

Mardi 11 Février 20h00 - Les maux du Travail - Projection débat à Crolles organisée par l'UL CGT

 

L’Union Locale CGT du Grésivaudan organise une soirée projection/débat le jeudi 11 février à 20H00 salle Boris Vian à Crolles. Cette soirée débutera par la projection du film « Les maux du travail » et sera suivi d’un débat en présence du réalisateur et de certains membres du comité de pilotage.

Vous êtes toutes et tous invités à participer et à faire participer vos proches et ami-es à cette soirée qui se terminera par le pot de la fraternité.

STMicroelectronics : Un plan de suppression d'emploi inacceptable. Le gouvernement doit agir !

le 27 January 2016

L'annonce ce mercredi, du plan de suppression de 1400 emplois dont 430 en France est un choc, particulièrement pour notre territoire, même si ce n'est hélas pas une surprise. En effet, les syndicalistes alertent les pouvoirs publics depuis des semaines sur la menace que fait peser une stratégie à courte vue de l'entreprise franco-Italienne spécialisée dans les semi-conducteurs.

 

Ainsi, le 15 octobre, Patrice Voir et François Auguste, Conseillers régionaux Isèrois communistes, après avoir rencontré une délégation de salarié-e-s de l’entreprise, ont fait adopter un vœu par l'assemblé régionale, demandant aux responsables des États italiens et français, ainsi qu'à la commission européenne « d'agir pour que les choix stratégiques du groupe consolident la filière des composants microéléctroniques en assurant le devenir des sites de Crolles et de Grenoble et le maintien des emplois »

 

Puis les sénatrices communistes Cécile Cukierman et Annie David ont saisi le Président Hollande afin qu’il affirme son exigence d’un changement de stratégie industrielle et demandé au ministre Emmanuel Macron et au gouvernement de porter cette exigence, tout en demandant également la réduction des versements de dividendes aux actionnaires.

 

Ce plan est encore plus révoltant, au regard des nombreuses aides publiques reçues par le groupe, notamment pour les plans Nano 2012, et Nano 2017 (600 Millions d'euros de concours de l’État pour ce dernier plan). Actionnaires du groupe, les États français et italiens sont pleinement responsables de ce scandale. Le gouvernement français, et particulièrement E.Macron, a été interpellé à maintes reprises par les représentants des salarié-e-s sur la stratégie industrielle désastreuse des dirigeants du groupe et portent une grave responsabilité dans la situation actuelle.

 

Alors que M. Macron se pavane à travers le monde pour vanter les bienfaits de l'économie numérique, même quand il s'agit de précariser l'emploi à outrance, il est singulièrement absent alors qu'il s'agit de protéger une filière industrielle stratégique de pointe.

 

La Fédération de l'Isère du PCF est aux côtés des salariés de STMicroelectronics, pour la sauvegarde de l'emploi et l'indépendance technologique de notre pays.

 

Fédération PCF Isère

Fait à Grenoble, le 27 janvier 2016

 
 

Mardi 11 Février 20h00 - Les maux du Travail - Projection débat à Crolles organisée par l'UL CGT

Loto JC