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LA REGION AUVERGNE RHONE-ALPES DOIT SOUTENIR L’ACCUEIL DES REFUGIES

le 22 September 2016

“ L ’ H U M A I N D ’ A B O R D ”
e n A u v e r g n e R h ô n e-A lp e s
P C F - F R O N T D E G A U C H E
Communication a la PRESSE
Lyon le 14 SEPTEMBRE 2016

Les conseiller.e.s régionaux communistes d’Auvergne Rhône-Alpes s’insurgent contre les propos insoutenables tenus ce matin par le Président Prési dent de Région Laurent WAUQUIEZ concernant son
refus d’accueillir des réfugiés dans notre Région.
Non ! Les réfugiés ne sont pas un problème comme le proclame partout dans les médias Laurent Wauquiez ! Le problème vient du fait que nous ne les acceuillons pas justement ! Nous dénonçons ces déclarations irresponsables qui n’ont pour effets effet s que d’attiser la haine et la peur de l’étranger auprès de nos concitoyens au risque d’encourager au désordre public et de générer des réactions désastreuses.

Bien au contraire, la solidarité impose à notre grande Région de prendre toute sa part de responsabilité dans l’accueil digne et humain de ces réfugiés. Nous parlons d’un millier de personnes pour un territoire qui compte 7,7 millions d’habitants !

Face à cette instrumentalisation politique innaceptable de la situation des migrants à Calais, les élu.e.s communistes propose que le Conseil Régional, à travers ces dispositifs de solidarités, soutiennent l’ensemble des communes et les départements de notre Région qui souhaitent accueillir des réfugiés.

 

Cécile CUKIERMAN
Sénatrice de Loire
Conseillère Régionale
Présidente du groupe PCF-FDG
 

 

L'avenir des élus de proximité en question, Par Denis CHAMBON, maire de Saint-Alban du Rhône (38)

le 29 juin 2016

Les élus sont tous, à un moment ou à un autre de leur mandat, sujets à des interrogations quant au rôle qu’ils ont à jouer dans la société, leur perception de la démocratie qui est la leur se heurtant parfois à des incompréhensions de la part des « administrés ».
Les convictions et la sincérité dans la communication, comme dans l’action, sont essentielles pour faire progresser la démocratie et avancer les projets au sein de cet échelon de base des collectivités territoriales, constitué de plus de 35 000 communes.
Mais cet héritage de l’assemblée constituante, qui avait décrété le 11 novembre 1789 « qu’il y aurait une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne », fait l’objet d’attaques : en particulier, la loi de 2010 portant réforme des collectivités territoriales a pour objectif de finaliser la carte intercommunale et de créer des communes nouvelles ou de très grands ensembles urbains, de type métropoles.
Les principales compétences ont été transférées aux intercommunalités, les communes se vident progressivement de leurs attributions jusqu’à devenir (on peut déjà l’envisager), dans les années à venir, une coquille vide….
Cet échelon de proximité qu’est la commune, ces interlocuteurs facilement accessibles que sont le maire et ses conseillers municipaux, risquent de ne plus jouer aucun rôle dans les années à venir : le dialogue avec les habitants qui permet aux élus d’expliquer les décisions municipales ou de dédramatiser des situations conflictuelles, l’information qui remonte jusqu’à la mairie en donnant la possibilité au maire d’appréhender les situations, ne pourront plus jouer ce rôle qui autorise encore les habitants à participer quelque peu à la vie de leur commune.
Que deviendra cette belle idée de la démocratie participative que nous sommes nombreux à avoir mis en place dans nos communes si les décisions sont prises ailleurs, à un échelon où la collectivité territoriale de taille réduite sera peu entendue ?
Maire d’une commune de 867 habitants, je ne peux qu’être inquiet des perspectives pour notre fonctionnement démocratique que l’on peut envisager quand on constate le peu de participation aux récents scrutins : si 72% des électeurs inscrits ont participé aux élections municipales de 2014, seulement 48% se sont déplacés pour les élections législatives de mars 2015, et 48% (1er tour) ou 59% (2ème tour) pour les élections régionales de décembre 2015.
Au-delà de l’abstention, qui montre à quel point nos concitoyens sont déçus de cette forme d’alternance qui s’est installée dans notre système politique sans que des perspectives nouvelles viennent donner des raisons d’espérer, le score de 41% réalisé dans notre commune par l’extrême-droite, qui est le plus élevé de ceux relevés dans toute la communauté de communes du Pays Roussillonnais, ne peut me satisfaire.
Je ne peux qu’être atterré de l’imprégnation des esprits par les idées xénophobes et d’exclusion, alors que notre village, frappé comme tous les autres villages de France par le chômage et la précarité, n’est pas en situation d’insécurité ou miné par la délinquance !
Cela amène parfois certains élus à ressentir un sentiment d’incompréhension, mais aussi d’impuissance face à cette situation, voire à se poser des questions quant à leur implication municipale : et pourtant, chacun des conseillers municipaux de la liste que je conduisais a été largement élu (entre 71 et 79%), ils ont pour la plupart milité dans le mouvement associatif; et la liste élue ne correspond pas du tout au vote extrémiste constaté lors des divers scrutins, même si elle n’avait pas d’affichage politique ; élu communal depuis 1989, mes convictions politiques sont connues  de la population...
Alors, comment lutter contre la montée du racisme, du rejet de l’autre, contre les idées nauséabondes véhiculées par le Front National ?
Si la lutte contre cette idéologie d’exclusion doit être politique, elle doit aussi être culturelle : c’est un combat d’idées qu’il faut mener au quotidien, sur tous les terrains, dans la vie de tous les jours comme au travail ou sur les terrains de sport.
Pour ce combat de chaque jour, il est impérieux de pouvoir conserver la commune, échelon de base de notre système politique. Le citoyen, surtout dans nos petites communes qui ne disposent pas de services structurés, doit pouvoir continuer de s’adresser directement au maire de la commune et à son conseil municipal.
Il en va ainsi de l’avenir de notre démocratie, et donc de nos libertés.
Denis CHAMBON, maire de Saint-Alban du Rhône (38)
 

Annie David contre la loi travail au Sénat

le 20 juillet 2016

La loi Travail n'est pas qu'une régression sociale sans précédent. Elle est aussi contraire à notre Constitution et à notre histoire juridique, comme l'explique Annie David.

https://www.facebook.com/senateurscommunistes/videos/1470704616289426/