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Le contre Budget des parlementaires communistes

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le 09 November 2017

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    Culture : Que faire aujourd'hui dans ce désastre culturel (humain) de la France capitaliste ?

    Creusons davantage le thème « travail et culture ». Le Travailleur Alpin (cf. n° d’avril 2011) a déjà bien lancé la question : « travail, aliénation ou émancipation ? ». Rappel : émancipation signifie, avant tout, affranchissement humain d’une domination ou d’une servitude et donc, dans son sens général, de toute domination : l’exploitation capitaliste en tête (très directe dans le privé, … et le public privatisé ?). Notre collectif, attentif aux questions du travail dans les entreprises, a déjà évoqué la brochure de Bernard Vasseur « Le despotisme des modernes – Quelques remarques sur « culture et société aujourd’hui ». Etude approfondie, résumée ici bien sommairement : 1 – Le « travail » (non « l’emploi » !) et le traitement qui lui est réservé aujourd’hui : intensification, harcèlement, insécurité, nouvelle souffrance, « cellules psychologiques » … Ne vaudrait-il pas mieux « soigner le travail » lui-même ? (cf. Yves Clot). 2 – Le temps hors-travail (prétendu « temps libre ») : formidable besoin d’oublier le travail, les peurs ; se divertir plutôt que se cultiver ; assujettissement aux « industries culturelles » et aux désirs de consommer ce qu’elles suggèrent ; frénésie du présent (« tuer le temps ») et effacement de l’histoire (… et l’avenir ?) ; la vie à crédit et l’endettement. 3 – Les médias, la télévision et la politique : une moyenne de 3h ½ par jour de télé, c’est structurant. Et… « la télé, c’est super, on y voit des gens comme nous, on y parle de vrais problèmes, des gens simples peuvent devenir quelqu’un par la télé ». (N.B. : on n’y parle jamais du fond du travail). C’est la télé fonctionnant comme mécanisme d’assentiment au système en place. De plus, les « audiences » sont vendues aux annonceurs (aux « marchés »). C’est le contrôle simultané, par les grands groupes, de la production et de la consommation, du hors-travail. 4 – Au final, B. Vasseur pointe une dérive, due à cet ensemble de donnée, vers le populisme. Et aussi : « l’actu » au détriment du long terme ; les présidentielles à la une de l’actu (… à n’en pas sortir !) au détriment des projets nets et précis ; le citoyen transformé en un consommateur (il s’agit ici des émissions « grand public », ni tardives, ni spécialisées) : quelle solution « pour moi », non centrée sur le « nous », ni sur le bien commun ; captation des consciences, banalisation des idées libérales. N.B. : Un livre de B. Vasseur étoffant ces idées paraîtra dès septembre, « La démocratie anesthésiée – Essai sur le nouveau visage du politique » (Edition de l’Atelier, prix à prévoir env. 20€).   L’Humanité, si indispensable à la culture politique et à toute responsabilité, a publié (rubrique « Travail ») des articles dont quelques idées complèteront celles d’aujourd’hui dans un prochain T.A., par exemple : contournement par les salariés des conditions de travail subies « pour que ça marche », jusqu’à y mettre leur très humain « don de soi » pour se dépasser, inventer, « faire corps avec son travail » (cf. Nicolas Frize, Yves Clot, Marie Pezé, …). Ceci pour affirmer la source fondamentale d’émancipation que représente le travail, si on respecte les conditions premières qui lui sont dues : égalité à l’école et dans la formation, libération de l’expression humaine dans tous les domaines dans le cadre d’une démocratie excluant toute domination et en perfectionnement continu. C’est le travail qu’il faut changer ! (d’où découlerait, notons-le, un développement inédit de la culture…). Nous publierons aussi dans le T.A. des interviews d’ami-e-s et camarades sur leur travail, leurs appréciations, goûts et rêves d’avenir. Quand nous les voyons accomplir ces exploits dans l’effacement – et l’occultation par la société -, tout en soutenant, avec les communistes, tous les combats, toutes les catégories et professions (artistes y compris bien entendu) avec encore si peu de soutien pour leur action, nous voulons leur dire « Salut  l’artiste, tu es la vie et l’espoir. Courage. » L’élection présidentielle, liée aux législatives comme le programme le Front de Gauche, doit être un pas décisif dans l’union populaire contre le capital. L’essentiel de l’avenir va résider dans la bataille sur le travail : pour une toute autre gestion humaine, avec tous les droits et libertés d’expression sur le lieu même du travail. Travail, expression, utilité individuelle assurée dans une société solidaire… alors commencera à reculer la sauvagerie, envers les humains et la nature, du capitalisme et de ses responsables.   Francis Bréfort, membre du collectif culture du PCF Isère

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