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38 ème congrès du PCF - Contribution personnelle sur le choix de la Base commune - par Jérémie GIONO – section de Pont-de-Claix

38 ème congrès du PCF - Contribution personnelle sur le choix de la Base commune
Alors que le vote des adhérents approche, et que le débat s’intensifie, voilà mon avis en tant que
militant communiste.
Ce congrès, extraordinaire, voit à la fois une multiplication sans précédent des propositions de bases
communes alternatives, et une grande clarté dans les orientations proposées (là où sur certains congrès
précédents, plusieurs textes alternatifs défendaient peu ou prou les mêmes options politiques). Cette
situation est un véritable défi, puisqu’elle peut tout à la fois permettre un débat de fond plus clair que
jamais, et aboutir sur des fractures qui affaibliraient toute la famille communiste.
A ce titre, la forme statutaire « affrontement de textes » est particulièrement mortifère en-soi,
puisqu'elle suppose de défendre une orientation « en bloc » contre d'autres orientations « en bloc »,
elle pousse à la caricature, aux postures et aux polémiques, dans ce qui s'apparente de plus en plus à
une compétition de tendances. En attendant, je l'espère, de modifier ce fonctionnement lors d'un
prochain congrès, à nous de faire en sorte collectivement de maintenir le débat là où il doit se situer,
au niveau d'échanges sur le fond, honnêtes et fraternels.
La condition première pour tirer le débat vers le bon sens, le sens de l’analyse et de l’argumentation
politique, c’est de lever les faux désaccords qui résultent de la posture ou des présupposés. Passer le
tamis pour identifier ce qui fait accord et permettre de se concentrer sur les points de divergences, c’est
ce que je vais essayer de faire ici, puis je donnerai mon avis sur les différents textes, pour essayer de
nourrir le débat collectif.
L’un des faux procès les plus fréquents, c’est le « réformisme ». Le périmètre des attaques varie selon
qui les formule, mais c’est bien l’un des anathèmes le plus fréquent que se lancent certains camarades
sur les réseaux sociaux.
Alors, qu’est-ce-que le « Réformisme » ? Se limiter à prôner des aménagements du système en place, là
où la démarche révolutionnaire vise à renverser l’ordre établi.
Et qu’est-ce-que le fondement de l’ordre établi actuel, le Capitalisme ? La propriété privée des moyens
de productions, la monopolisation par le Capital de l’ensemble du pouvoir sur la société.
Et bien, l’ensemble des textes proposés au vote des communistes sont clairs sur le sujet, il s’agit de
battre en brèche cet état de fait, de renverser cet ordre établi, par la « socialisation », la « propriété
collective » ou encore le « socialisme », bref par le remplacement de la propriété privé des moyens de
production par des formes variées de propriétés sociales. Donc, si les chemins divergent, la visée de
l’ensemble des textes – et de l’écrasante majorité des communistes – est bel et bien révolutionnaire.
Autre faux procès fréquent, l’électoralisme. Nous placerions les enjeux électoraux au cœur de notre
stratégie politique, au détriment des luttes. Les textes alternatifs 1 et 3 sont les plus virulents sur le
sujet. Et bien, la réalité est que l’ensemble des textes placent les luttes populaires au cœur de la
démarche communiste de transformation de la société, avec des mots différents, et que les positions
électives y sont présentées comme des moyens, des leviers. Si les approches divergent effectivement, et
qu’à mon sens aucun texte ne va assez loin dans la réflexion sur l’articulation entre positionsinstitutionnelles et luttes populaires (notamment en ce qui concerne les élus locaux), il est
factuellement faux de traiter qui que ce soit d’ « électoraliste » dans ce Parti.
Enfin, la « géométrie variable » des alliances électorales et rassemblements, critiques surtout adressés
par les textes 1 et 3 au texte du CN et au texte 2. Je pense sur ce point qu’il y a une confusion
préjudiciable entre stratégie et tactique : si les tactiques peuvent varier ponctuellement et selon les
contextes locaux – parce que nos forces ne sont pas les mêmes partout, nos partenaires potentiels non
plus, etc... –, la stratégie générale du Parti ces dernières années n’a pas varié : construire en chaque
circonstance les fronts les plus larges pour faire basculer le rapport de force en faveur de notre camp
social. On peut donc questionner au cas par cas les choix tactiques mis en œuvre, et il faut le faire,
mais on ne saurait prétendre que le PCF n’aurait « pas de stratégie ».
Ces obstacles levés, quelques remarques personnelles sur les différents textes, qui aboutissent à mon
choix pour le vote de début octobre.
Le texte alternatif n°1, le « Printemps du Communisme », porte plusieurs idées fortes intéressantes, et
d’autres que je trouve erronées ou conduisant à des impasses. Tout d’abord, il faut arrêter de qualifier
ses auteurs de « liquidateurs » : le texte réaffirme tout du long la nécessité de renforcer le Parti
communiste, la nécessité d’un Parti communiste, et cherche à tracer un chemin qui peut faire débat,
mais c’est sur cela qu’il faut débattre et non sur d’hypothétiques « intentions cachées ».
Personnellement, je partage l’affirmation qu’il faut porter plus haut et plus fort notre combat politique
communiste, en ce qu’il a d’« essentiel » (socialisation de la production, émancipation, autogestion...), là
où nous avons parfois trop tendance à nous limiter aux propositions immédiates. Bref, réaffirmer plus
fort notre identité politique, ce que pose du reste l’ensemble des textes à leur manière. Par ailleurs,
plusieurs idées ciblées sont très intéressantes, telle que celle de développer enfin un média internet,
« relais » moderne de ce qu’incarne l’Humanité dans le domaine de la presse écrite.
Par contre, je trouve qu’un certain nombre de postulats stratégiques sont de mauvaises voies. Sur le
rapport au mouvement populaire tout d’abord, si ce texte pointe à juste titre un certain retard de notre
part dans l’analyse des évolutions du salariat, il y répond en prônant le soutien à l’ensemble des luttes
qui se développent spontanément, ce qui est notamment exprimé dans la formule « pas de hiérarchie
des luttes ». Ce postulat « attrape-tout » conduit à des dérives, notamment sur l’écologie avec la
défense d’un modèle énergétique anti-scientifique, ou un ralliement à des combats « obscurantistes »
tels que ceux contre les « grands projets inutiles et imposés » (NDDL, etc...), là où la voix des
communistes se doit à mon sens d’être celle de la Raison en toute circonstance, même s’il faut parfois –
souvent – nager à contre-courant. Idem sur les luttes anti-racistes, qui sont un enjeu primordial de la
période actuelle, mais où l’absence de prise de recul risque de nous amener à servir de marchepieds –
inconscients – à des courants réactionnaires prônant l’affrontement identitaire et/ou communautaire. A
rebours de cette démarche, dont le but est louable, mais consistant à acter que nous n’avons plus de
boussole et qu’il faut donc « naviguer en fonction du vent », un retour en force de l’analyse marxiste
est à mon sens indispensable, pour penser l’ensemble des questions au travers du prisme conséquent
de la lutte des classes, et intervenir dans chaque espace, dans chaque lutte sectorielle, sur des positions
politiquement « justes ».Par ailleurs, je suis en désaccord profond avec la vision organisationnelle défendue par ce texte. Même
si le renforcement du travail en réseaux thématiques / sectoriels est une bonne piste de travail, il faut
faire attention à ne pas détricoter par là même la cohérence de l’organisation, en prenant le risque d’un
repli de chaque réseau sur lui-même qui aboutirai à des ruptures à terme, par manque de construction
commune avec tout le Parti. De plus, l’affaiblissement des fédérations n’est de mon expérience pas
une bonne chose, car la réalité du Parti est que de nombreuses sections ont des difficultés d’animations
et comptent sur l’impulsion fédérale pour maintenir une activité politique. Que cette situation ne soit
pas satisfaisante, nous en seront d’accord, mais détricoter les fédérations départementales pour faire
du Parti un réseau de sections locales me semblerait être une sorte d’euthanasie de masse de notre
implantation en dehors de nos zones de forces, et même dans ces zones on s’aperçoit qu’un échelon
fédéral qui joue son rôle – coordination, support logistique et politique, soutien matériel et moral... –
permet réellement aux camarades de dépasser les contradictions rencontrées, plus efficacement que ne
le ferait un simple « échange d’expérience » entre sections.
Enfin, sur la question du rassemblement, s’il faut tordre le cou à l’idée que ce texte prônerai une
« soumission à la France Insoumise » (au contraire, il défend tout du long l’autonomie stratégique du
Parti, la critique du populisme, etc...), la voie qu’il défend n’en est pas moins une impasse : l’intention
de construire un grand rassemblement de la gauche de transformation sociale est bonne, mais le prôner
de suffira pas à en faire une réalité, et se limiter à ça nous conduirait de-fait à l’impuissance, à la posture
du commentateur tel que celle que nous avons en partie eu lors des présidentielles. Par contre, la
proposition de réhabiliter les Assemblées Citoyennes dans la perspective des élections municipales est
à mon avis une bonne idée, à condition d’accompagner les camarades dans leur « pilotage », car si ce
type de cadre peut être très mobilisateur s’il est bien animé, il peut aussi tourner en « eau de boudin »
qui produit au bout du compte l’effet inverse à celui recherché (l’expérience des collectifs anti-libéraux
doit nous revenir en mémoire sur ce plan...).
Voilà pourquoi, sans pour autant jeter d’anathème vis-à-vis des camarades qui défendent ce texte, je ne
le voterai pas. Le communisme « mouvementiste » qu’il incarne a toute sa place au sein d’un Parti
communiste du XXIème siècle, mais qu’il y soit majoritaire ne serait à mon sens pas une bonne chose.
Le texte alternatif n°3, « Reconstruire le Parti de classe », agit comme une sorte de vigie idéologique,
mais à mon sens incarne une forme de nostalgie impuissante. De plus, même si la grande majorité des
camarades qui le soutiennent sont respectueux et sincères, la petite musique « complotiste » qu’il joue
pousse à des affrontements contre-productifs entre communistes, sur de faux prétextes ou des procès
d’intentions la plupart du temps sans fondement.
Si je partage la nécessité d’un certain « retour aux fondamentaux » idéologiques, y compris en
réhabilitant Lénine d’un point de vue théorique, il ne saurait se faire sous le forme d’une récitation
hors contexte, à l’opposé de la démarche marxiste authentique. La question de l’Europe notamment
marque pour moi un désaccord de fond, car si nous ne devons rien céder sur notre critique du modèle
actuel – ce qu’aucun ne propose d’ailleurs – s’en tenir à un discours « anti » inspiré des thèses d’il y a un
siècle (écrites dans le contexte de la domination du monde par des puissances européennes rivales,
débouchant sur la 1 ière guerre mondiale puis la 2 nde ) est à mon sens erroné. A l’inverse, je pense
personnellement que la perspective d’une vague révolutionnaire européenne est un axe fondamental
de la stratégie communiste que nous devons défendre dans ce siècle.
Si certaines propositions d’actions militantes figurant dans ce texte me semble pertinentes – lutte
contre le prélèvement à la source, pour le désarmement nucléaire, pour des nationalisations, etc... –, jetrouve que sa démarche générale reste empreint d’une forme de dogmatisme nostalgique, rassurante
pour les militants, mais qui nous condamnerai à la marginalisation, à l’image de ce qui s’est produit
dans de nombreux pays de l’Est durant les années 2000. C’est pour ces raisons que je ne voterai pas ce
texte, tout en prônant l’intégration, parfois malgré eux, des camarades qui le défendent, car ils ont
souvent beaucoup à apporter au collectif lorsqu’ils adoptent une posture constructive.
Le texte alternatif n°2, « Pour un Manifeste du Parti communiste du XXIème siècle », est sûrement celui
qui me parle le plus. L'essentiel de son message réside dans la nécessité de réaffirmer plus fort la
visibilité communiste, la volonté de donner une nouvelle impulsion révolutionnaire à notre Parti, et c'est
ce qui explique à mon sens l'enthousiasme hors norme qu'il suscite chez bon nombre de camarades. Le
risque est toutefois grand que cet enthousiasme, placé dans cette « compétition de textes » dont je
parlais plus haut, glisse vers un affrontement entre camarades, et j'alerte une nouvelle fois sur ce point :
soyons collectivement intelligents, pour réussir tous ensemble notre congrès.
Plusieurs idées développées dans le « Manifeste » me semblent intéressantes. Tout d'abord, la nécessité
d'un réel bilan organisationnel sans concessions pour nous permettre de calibrer efficacement notre
intervention sur nous même, notre « politique d'orga ». Ensuite, l'attention donnée à l'analyse des
changements qui ont caractérisés la société à l'échelle de la planète, et l'affirmation claire que nous
devons aborder la 2nde puissance planétaire, la Chine Populaire, avec un regard qui ôte les lunettes
de la caricature que nous sert à longueur de temps la propagande médiatique. Enfin, et c'est sûrement
le plus important à mes yeux, la volonté d'ouvrir un grand débat de fond sur la trajectoire concrète de
dépassement du capitalisme, sur la « transition socialiste » : cette question est une des clés de voûte
du renouveau communiste, pour nous permettre de dépasser l'état de fait actuel où nous jonglons entre
« programme minimum » immédiat et « grande utopie communiste ».
Pour autant, je trouve que sa vision du bilan des dernières années est parcellaire, et injustement « à
charge ». La préoccupation de placer le Parti au centre des rassemblements que nous pouvons initier,
de refuser son « effacement », je la partage : en 2011, j'avais voté pour que notre camarade André
Chassaigne soit le candidat du Front de Gauche, et en 2016 pour que le Parti présente son candidat aux
présidentielles. Mais faire le procès à notre parti et à sa direction de ce qu'est devenu le Front de
Gauche entre 2013 et 2017 (une coquille vide se limitant aux alliances de sommets) est à mon avis
erroné : souvenons nous que dès l'après-2012, le PCF s'était fortement engagé pour faire vivre le Front
de Gauche en tant qu'entité « à la base », avec des campagnes propres, des « Assemblées citoyennes »,
etc... On peut douter de l'efficacité de cette approche – et je fais parti de ceux qui doutaient à l'époque
– mais elle était tout l'opposé d'une stratégie d'« alliance de sommet », qui s'est ensuite imposée du
fait de nos « partenaires », et notamment du Parti de Gauche qui n'a y compris pas hésité à liquider les
bases de sa propre organisation pour mettre fin aux perspectives de rassemblement. Le bilan critique
doit plutôt porter sur l'analyse de la présidentialisation, car c'est ce qui a permis à un individu entouré
d'un groupe très réduit de prendre le leadership de la gauche, envers et contre tous les rapprochements
réels sur le terrain...
Par ailleurs, sur un certain nombre de sujets importants, notamment celui de notre stratégie
européenne, ce texte entretien une sorte de flou – de manière assumé, il est vrai –, ce qui ne permet
pas à mon sens de clarifier les choses. Remettre à plus tard le traitement de fond de ce sujet, alors que
les élections européennes s'engagent, c'est à mon avis risquer de manquer de clarté.C'est pourquoi, même si je me retrouve dans un certain nombre d'idées développées dans ce texte, et
que je défendrai une « synthèse » de celui-ci avec la base du CN, dont il recoupe une grande part du
contenu, je ne le voterai pas non plus.
Terminons donc par la proposition de Base commune du Conseil National, le « texte 0 ».
Sur le fond, un grand pas en avant est fait à mon sens par rapport aux congrès précédents :
l'affirmation claire et centrale de la question du Communisme, notre identité, notre projet politique,
notre visée. Je dois avouer que pendant longtemps, la timidité sur cette question était le principal
reproche que j'avais vis-à-vis de nos orientations, et le mouvement de réaffirmation engagé depuis
plusieurs congrès trouve ici sa pleine dimension, rejoignant en cela les préoccupations de l'ensemble
des textes, ce qui peut augurer un réel rassemblement « par le haut » des communistes, une nouvelle
offensive communiste.
En parallèle, deux articulations formulées me semblent en phase avec les enjeux de notre lutte
révolutionnaire en France dans ce début de XXIème siècle : d'une part, l'articulation entre
émancipation individuelle et émancipation collective, d'autre part l'articulation entre l'appropriation
sociale des moyens de productions et d'échanges, colonne vertébrale structurelle du combat
communiste, et la « morale » humaniste incarnée par notre mot d'ordre « l'Humain d'abord ! ». Ces
éléments, fruits de près de vingt ans de cheminement collectif – et en partie repris par certains textes
alternatifs – nous arment à mon sens pour entamer un travail de reconstruction ambitieux, à condition
que l'on s'en empare.
Ensuite, la partie sur l'organisation décline clairement un ensemble d'axes qui me semblent pertinents
pour avancer concrètement vers le redéploiement de notre activité et de notre implantation populaire :
solidarités concrètes, réseaux nationaux d'initiatives, reprise de la structuration aux entreprises (à noter
à ce titre que le texte du CN est le seul qui va au-delà de l'expression d'une volonté dans ce domaine, en
proposant de reconstituer des réseaux par branches d'activités)... Évidemment, la mise en œuvre de ces
résolutions ne va pas de soit, et le sérieux dans le travail collectif sera indispensable, pour éviter que
ces éléments ne restent au niveau des « bonnes intentions ».
Enfin, sur l'épineuse question de la stratégie, la lecture du texte montre une volonté de redonner toute
sa place à l'initiative communiste, tout en cherchant en toute occasion à construire les fronts de lutte
les plus larges possibles. Le manque de précision « national » sur ce dernier point n'est pour moi pas un
problème, au contraire : alors que le paysage politique et social est particulièrement éclaté, que les
dérives populistes affectent une partie des forces de gauche, les conditions ne sont pas les mêmes sur
tel ou tel combats et dans tel ou tel territoire, et la souplesse tactique est indispensable si nous voulons
en toutes circonstances agir pour faire monter le rapport de force en faveur de notre camp social. En
clair, nous ne pouvons nous enfermer dans tel ou tel « partenariat » privilégié similaire partout, au
contraire je pense qu'il faut à chaque fois construire le plus largement en fonction des forces disponibles
dans le réel et du rapport de force concret, le tout en ne déviant pas d'un pouce de notre cap
stratégique évidemment.
Bien sur, ce texte ne me convient pas intégralement dans son état actuel, et en plus des éléments
figurants dans les textes alternatifs – que j'ai évoqué plus haut – , je pense que trois questions méritent
d'être creusées davantage. La question de notre lien avec le monde du travail tout d'abord,
notamment le mouvement syndical, pour faire du Parti Communiste le véritable « Parti du Travail ». La
question du rôle de nos élu-e-s d'autre part, de l'articulation avec les luttes locales et du rôle des
positions institutionnelles que nous conquérons, dans une perspective dynamique de construction durapport de force et d'organisation du mouvement populaire, et non seulement de la « force d'exemple »
des politiques que nous pouvons – de moins en moins, du fait de l'austérité – mener dans nos
collectivités. Enfin, la question des implications de la révolution numérique & informationnelle sur nos
sociétés, présentes et à venir, pour en identifier clairement les contradictions et porter le combat
communiste là où il doit être porté.
Mais c'est là que doit intervenir le travail d'amendements, et je voudrais pour terminer souligner que
sur ce point le texte de base proposé par le CN se prête bien plus facilement à cet exercice que les textes
alternatifs : sa forme en « thèses » rend le travail d'amendements et d'appropriation plus aisé, et les
« fenêtres » permettent de mener les débats « bouillants » - et le congrès devra les trancher – sans
cristalliser artificiellement les divergences au delà d'elles mêmes.
Pour toutes ces raisons, je voterai pour le texte proposé par le Conseil National, qui me semble le
meilleur point de départ pour construire notre texte d'orientation commun.
Maintenant, quelque soit le résultat du vote des communistes, sachons œuvrer au
rassemblement le plus large de nos adhérents : la période historique que nous traversons est
complexe, il est normal que les débats qui nous agitent le soit aussi, mais c'est l'unité du
collectif militant qui permettra de dépasser ces contradictions et de reconstruire tous
ensemble le Parti Communiste du XXIème siècle dont la France a besoin !
Jérémie GIONO – Militant PCF à Pont-de-Claix, Isère.

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