Fédération de l'Isère

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Débat : Quel pôle public pour l'énergie ?

le 16 mars 2016

Débat : Quel pôle public pour l'énergie ?
 
 

Des évolutions dans le paysage grenoblois de l'enseignement supérieur et de la recherche qui ne vont pas forcément dans le bons sens !

le 13 mars 2016

Depuis le 1er janvier 2016, les trois universités grenobloises ont fusionné en une université unique baptisée « Université Grenoble Alpes » (UGA).

Dans le même temps, une nouvelle structure, la Communauté d'Universités et d'Etablissements (COMUE) a été mise en place, qui regroupe l'université fusionnée, les écoles d'ingénieurs de Grenoble INP, le CNRS et l'institut de recherches en informatique INRIA.

 

Certes, le rapprochement, en une université unique, des activités de recherche et de formation des grands secteurs disciplinaires, jusque là répartis dans trois universités distinctes et, en parallèle, l'établissement de liens renforcés entre les différents acteurs de la recherche et de l'enseignement supérieur (universités, écoles d'ingénieurs, organismes de recherche...) peuvent être vus comme des évolutions favorables au développement de coopérations nouvelles. Il importe cependant d'en analyser le contexte et les modalités pour comprendre ce qui est en jeu et pourquoi ces évolutions ne vont pas forcément dans le bons sens !

 

Le contexte :

  • L'enseignement et la recherche publics français sont de plus en plus fragilisés par le manque de moyens et des recrutements très insuffisants : les départs à la retraites ne sont plus remplacés ; une grande partie du temps de recherche se passe à chercher … des financements ; faute de moyens permettant d'accueillir et de faire réussir les étudiants dans de bonnes conditions, la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur est en panne. A Grenoble, les situations financières de l'université (qui doit, de plus, faire face au surcoût de la fusion) et de l'école d'ingénieurs Grenoble INP sont désormais préoccupantes et obligent à des restrictions en matière de formation et de recherche. En outre, ces difficultés financières s'accompagnent d'un recours systématique au financement sur projets qui place en permanence les établissements, les laboratoires, les équipes et même les individus en situation de concurrence féroce, particulièrement dommageable aux coopérations !

 

  • En parallèle, sous prétexte de simplification et de meilleure visibilité internationale, le ministère oblige les établissements (universités, écoles d'ingénieurs...) et les organismes de recherche (CNRS, INSERM, INRIA...) à se regrouper sous la forme de super-établissements, les Communautés d'Universités et d'Etablissements (COMUE). Elles peuvent dans certains cas atteindre des tailles gigantesques, et elles constituent toujours une couche bureaucratique de plus dans le paysage. La COMUE de Grenoble est loin d'être une des pires, mais son existence est un facteur de surcoût et de complexité accrus, d'affaiblissement de la démocratie, et, via ses membres associés, elle ouvre même la porte à des intérêts privés contraires à ceux de l'université.

 

Les modalités :

  • Alors que la plupart des organisations syndicales demandaient de longue date une réflexion collective sur le rapprochement des universités et de Grenoble INP, à partir d'une analyse des besoins, impliquant les acteurs de terrain pour l'élaboration et la mise en œuvre de projets communs, les directions d'universités ont longtemps tergiversé, puis, au contraire ont accéléré brutalement, il y a 2 ans, dès que le ministère a brandi l'obligation de constituer des COMUE et d'aller vers des fusions, pour bénéficier de financements supplémentaires. Ainsi, dans une démarche totalement centralisée, absolument contraire à une large implication des personnels, et en grande hâte, s'est construit le projet de fusion des universités grenobloises ; la création de la COMUE, elle, s'est même largement faite contre l'avis des personnels et de leurs organisations syndicales.

  • En parallèle, là aussi dans la précipitation et surtout dans la plus grande opacité, les établissements grenoblois ont monté un projet de formation et de recherche pour concourir à l'appel national à projets IDEX destiné à accorder des financements supplémentaires à quelques établissements jugés suffisamment prestigieux et excellents, au détriment du financement équitable de tous. Le projet monté à Grenoble a été élaboré sans aucune concertation des personnels concernés, il n'a jamais été soumis à l'avis des conseils représentatifs des personnels et des étudiants et son contenu ne leur a même pas été révélé avant d'être envoyé au ministère et au jury d'attribution ! Aujourd'hui, le projet grenoblois est un des trois, en France, à avoir obtenu un financement en 2016. Est-ce vraiment une chance et un sujet de réjouissance ? On peut se poser la question, quand on sait que cela se fait au détriment des autres établissements d'enseignement supérieur et de recherche et que cette attribution engage l'avenir de l'université grenobloise sur des choix, en matière de formation et de recherche qui n'ont jamais été discutés collectivement, et qui pourraient même s'avérer en conflit avec l'intérêt de la majorité des personnels et des étudiants.

 

En conclusion, dans l'enseignement supérieur et la recherche comme ailleurs, ce sont des orientations contraires à l'intérêt du plus grand nombre et dommageables pour les missions du service public qui sont prises ; l'affaiblissement de la démocratie et la concentration des lieux de décision, alliées à la menace permanente que représentent les difficultés budgétaires en sont les outils systématiquement mis en œuvre. Dans l'enseignement supérieur et la recherche comme ailleurs, il est grand temps que des perspectives, issues de la réflexion et de la mobilisation collectives, émergent enfin.

Solidarité avec le peuple kurde !

le 09 février 2016

APPEL A UN RASSEMBLEMENT

Jeudi 11 FÉVRIER 2016 à 17h

place Félix Poulat à Grenoble

 

Depuis deux mois, l'Etat Turc se livre, sous les yeux du monde entier, à un massacre systématique à Ciziré. Des dizaines de milliers de civils ont été sujets à des bombardements et aux exécutions sommaires dans les rues.

Pendant plusieurs jours, les forces étatiques ont bombardé deux immeubles différents où étaient réfugiés des civils blessés. Au cours de la nuit dernière, ils ont exécuté plus de 60 civils en utilisant des armes chimiques. Les médias du gouvernement de l'AKP (TRT-News) annoncent ces événements comme une victoire.

Face à une résistance considérable du peuple Kurde, le régime fasciste de l'AKP commet un génocide à Ciziré en utilisant les moyens les plus barbares.

·        Nous appelons l'Union européenne et les Nations Unies à déclarer d'urgence des sanctions militaires et économiques contre la Turquie !

·        Nous demandons que la Turquie soit jugée pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

·        Nous appelons à la mobilisation et à la solidarité avec le peuple Kurde !

 

AIAK (Association Iséroise des Amis des Kurdes)

Communiqué de la Fédération de l'Isère du PCF

Communiqué de la Fédération de l'Isère du PCF

le 27 janvier 2016

STMicroelectronics :
Un plan de suppression d'emploi inacceptable.

Le gouvernement doit agir !

 

L'annonce ce mercredi, du plan de suppression de 1400 emplois dont 430 en France est un choc, particulièrement pour notre territoire, même si ce n'est hélas pas une surprise. En effet, les syndicalistes alertent les pouvoirs publics depuis des semaines sur la menace que fait peser une stratégie à courte vue de l'entreprise franco-Italienne spécialisée dans les semi-conducteurs.

 

Ainsi, le 15 octobre, Patrice Voir et François Auguste, Conseillers régionaux Isèrois communistes, après avoir rencontré une délégation de salarié-e-s de l’entreprise, ont fait adopter un vœu par l'assemblé régionale, demandant aux responsables des États italiens et français, ainsi qu'à la commission européenne « d'agir pour que les choix stratégiques du groupe consolident la filière des composants microéléctroniques en assurant le devenir des sites de Crolles et de Grenoble et le maintien des emplois »

 

Puis les sénatrices communistes Cécile Cukierman et Annie David ont saisi le Président Hollande afin qu’il affirme son exigence d’un changement de stratégie industrielle et demandé au ministre Emmanuel Macron et au gouvernement de porter cette exigence, tout en demandant également la réduction des versements de dividendes aux actionnaires.

 

Ce plan est encore plus révoltant, au regard des nombreuses aides publiques reçues par le groupe, notamment pour les plans Nano 2012, et Nano 2017 (600 Millions d'euros de concours de l’État pour ce dernier plan). Actionnaires du groupe, les États français et italiens sont pleinement responsables de ce scandale. Le gouvernement français, et particulièrement E.Macron, a été interpellé à maintes reprises par les représentants des salarié-e-s sur la stratégie industrielle désastreuse des dirigeants du groupe et portent une grave responsabilité dans la situation actuelle.

 

Alors que M. Macron se pavane à travers le monde pour vanter les bienfaits de l'économie numérique, même quand il s'agit de précariser l'emploi à outrance, il est singulièrement absent alors qu'il s'agit de protéger une filière industrielle stratégique de pointe.

 

La Fédération de l'Isère du PCF est aux côtés des salariés de STMicroelectronics, pour la sauvegarde de l'emploi et l'indépendance technologique de notre pays.

 

Fédération PCF Isère

Fait à Grenoble, le 27 janvier 2016