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Communiqué de la Fédération de l'Isère du P.C.F.

Communiqué de la Fédération de l'Isère du P.C.F.

le 30 juin 2016

Fresque des résistants à Grenoble : Les communistes une fois de plus effacés de la mémoire !

Nous avons appris par la presse qu'une « fresque des résistants » a été inaugurée ce samedi 25 juin au Musée départementale de la Résistance et de la Déportation, à Grenoble.

Nous regrettons vivement que le Parti Communiste n'ait pas été associé, ni même invité à cette initiative. Nous déplorons encore plus qu'une nouvelle fois, le choix des personnalités représentées sur ce mur écarte délibérément les résistants communistes, reprenant simplement les 5 résistants entrés au Panthéon.

L'année dernière, lors du transfert dans le lieu de mémoire des grandes figures nationales de quatre personnalités de la résistance, nombre de personnes s'étaient déjà émues de cet ostracisme visant la formation politique qui a le plus donné, en engagement et en vies humaines, au combat contre la barbarie nazie.

Dans notre région, particulièrement, cette résistance plurielle a façonné le paysage politique au sortir de la deuxième guerre mondiale : ainsi, les principales villes de notre agglomération ont eu des Maires communistes anciens résistants : Raymond Perinetti à Grenoble, Fernand Texier et Etienne Grappe à Saint-Martin-d'Hères, Léon Pinel et Louis Maisonnat à Fontaine, Georges Kioulou à Échirolles. En outre, de nombreuses rues de nos villes témoignent du prix payé par la résistance communiste dans notre région.

Nous apprécions beaucoup le Musée départemental de la résistance et de la déportation, notamment pour son travail de mise en lumière de l'action des nombreux résistants locaux, illustres ou inconnus. Il nous semble d'ailleurs qu'il aurait été judicieux que la fresque honore ceux-ci.

Le Parti Communiste Français n'a aucune intention de « capter » pour lui l'héritage de la résistance. Mais il est insupportable qu'il en soit régulièrement et de plus en plus ouvertement effacé, au moment où le socle de progrès social issu du programme du Conseil National de la Résistance est méthodiquement dépecé par les gouvernements successifs.

Comme nous l'avons vu dans la presse, l'artiste lui-même s'est dit dérangé par ce choix. C'est tout à son honneur.

Le Parti Communiste Français continue, quant à lui, à œuvrer, pour honorer la mémoire d'une résistance plurielle. Plurielle dans la diversité des engagements de ces femmes et ces hommes, plurielle aussi dans les origines de cette armée des ombres qui comprenait en son sein de très nombreux « étrangers » qui avaient à cœur de défendre les idéaux républicains de la France.

Les petites manœuvres politiciennes ne sauraient falsifier l'histoire.

Fait à Grenoble, le 29 juin 2016

Fresque des résistants à Grenoble : Les communistes une fois de plus effacés de la mémoire !

Nous avons appris par la presse qu'une « fresque des résistants » a été inaugurée ce samedi 25 juin au Musée départementale de la Résistance et de la Déportation, à Grenoble.

Nous regrettons vivement que le Parti Communiste n'ait pas été associé, ni même invité à cette initiative. Nous déplorons encore plus qu'une nouvelle fois, le choix des personnalités représentées sur ce mur écarte délibérément les résistants communistes, reprenant simplement les 5 résistants entrés au Panthéon.

L'année dernière, lors du transfert dans le lieu de mémoire des grandes figures nationales de quatre personnalités de la résistance, nombre de personnes s'étaient déjà émues de cet ostracisme visant la formation politique qui a le plus donné, en engagement et en vies humaines, au combat contre la barbarie nazie.

Dans notre région, particulièrement, cette résistance plurielle a façonné le paysage politique au sortir de la deuxième guerre mondiale : ainsi, les principales villes de notre agglomération ont eu des Maires communistes anciens résistants : Raymond Perinetti à Grenoble, Fernand Texier et Etienne Grappe à Saint-Martin-d'Hères, Léon Pinel et Louis Maisonnat à Fontaine, Georges Kioulou à Échirolles. En outre, de nombreuses rues de nos villes témoignent du prix payé par la résistance communiste dans notre région.

Nous apprécions beaucoup le Musée départemental de la résistance et de la déportation, notamment pour son travail de mise en lumière de l'action des nombreux résistants locaux, illustres ou inconnus. Il nous semble d'ailleurs qu'il aurait été judicieux que la fresque honore ceux-ci.

Le Parti Communiste Français n'a aucune intention de « capter » pour lui l'héritage de la résistance. Mais il est insupportable qu'il en soit régulièrement et de plus en plus ouvertement effacé, au moment où le socle de progrès social issu du programme du Conseil National de la Résistance est méthodiquement dépecé par les gouvernements successifs.

Comme nous l'avons vu dans la presse, l'artiste lui-même s'est dit dérangé par ce choix. C'est tout à son honneur.

Le Parti Communiste Français continue, quant à lui, à œuvrer, pour honorer la mémoire d'une résistance plurielle. Plurielle dans la diversité des engagements de ces femmes et ces hommes, plurielle aussi dans les origines de cette armée des ombres qui comprenait en son sein de très nombreux « étrangers » qui avaient à cœur de défendre les idéaux républicains de la France.

Les petites manœuvres politiciennes ne sauraient falsifier l'histoire.

Fait à Grenoble, le 29 juin 2016

 

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